- Yen ? C’est moi, Séye ! dis-je en essayant de le résonner.
- Qui es-tu ? Et c’est quoi toutes ses lumières ? Qu’as tu fait de Raké ? Répond moi ou je te tranche la gorge !
- Mais enfin Yen, c’est Seye. Tu te souviens ? Ta meilleure amie ? Et depuis quand tu traînes avec notre ennemie jurée, Raké ?
- Je n’ai jamais eu d’amis, répond Yen. Et de plus, Raké est mon seul maître sur terre. C’est elle qui m’a tout appris, et c’est elle qui m’a sauvé à ma naissance. Je lui dois tout.
- Ce n’est pas vrai. C’est moi qui t’ai aidé à t’en sortir, c’est Païpo qui t’a tout appris et c’est à nous que tu dois tout, et pas à cette sorcière qui t’a toujours voulu dans son lit !
- Retraite la encore une fois de sorcière, et c’est ta tête que tu verras au bout de ma dague.
Des larmes se mirent à perler sur mon visage mais elles se mêlèrent bientôt à la pluie tombante.
- Et d’abord, qui es-tu étrangère ? Je ne t’ai jamais vu, dit Yen en baissant sa dague.
- Je suis ta…Je suis une voyageuse, dis-je en essuyant du revers de la main, mes larmes.
- J’aimerai que tu me suives, j’aurai besoin de toi et Raké sera ravie d’avoir une si charmante compagnie. Donne moi la main, le voyage risque d’être épuisant pour toi.
Je m’agrippe au bras de Yen et celui-ci range le rubis dans sa poche droite pour y ressortir un pendule qu’il ouvre machinalement. Il place deux aiguilles et il le balance de gauche à droite devant ses yeux comme les pendules dans les horloges. Et dans un tourbillon de lumière jaunâtre les deux gens disparaissent…
Chtite Puce
dim 02 jui 2006 20:40